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jeudi 7 juin 2012

Égalité hommes/femmes, religions et traditions

ÉGALITÉ HOMMES/FEMMES, RELIGIONS ET TRADITIONS,

QUELLES RELATIONS?


Le 10 juin 2012 / Au 6767, Côte des Neiges, H3S 2T6

13 h 00 - 13 h 30

ACCUEIL DU PUBLIC

13 h 30 - 15 h 30
 
L’Affaire Shafia
Parrainage : Les enchainées du monde libre
La timide résistance des femmes/ressources communautaires
 
15 h 30 – 15 h 45
Pause / thé avec l’humoriste REDHA/ réseautage :
 
15 h 45 – 17 h 15
Mariage interculturel, prostitution et commerce :
L’émancipation sous haute surveillance
L’immigration peut-elle nous faire reconsidérer les rapports hommes femmes?
 
17 h 25 - 18 h 00

M OT DE LA FIN ET RECOMM ANDATIONS

CONFÉRENCIER(E)S CONFIRMÉ(E)S

Madame Rachida Azdouz. Psychologue spécialiste en relations interculturelles. Université de Montréal Madame Khadija Darid. Espace féminin arabe
Madame Chantal Ismé. Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle
Me Hugues Langlais. Avocat. Spécialiste en droit des affaires et de l’immigration
Luc Lalonde. SPVM. Groupe Vigie arabe
Le Rabin Lévy.
Madame Julie Miville-Dechêne. Présidente. Conseil du statut de la femme
Martin Movilla. Journaliste. Radio Canada International
Raymonde Provencher. Cinéaste. Auteure du film Ces crimes sans honneur
Madame Lise Ravary. Rédactrice en chef de Châtelaine pendant huit ans, rédactrice en chef de Elle-Québec et de Elle-Canada, elle était jusqu’à tout récemment vice-présidente, publications féminines et nouveaux titres pour Rogers Publishing. Animatrice des débats.

Inscription obligatoire à info@efemmarabes.com ou arabesfemmes@gmail.com

CONFÉRENCE PROPOSÉE PAR ESPACE FÉMININ ARABE.

La discrimination à l’embauche des personnes immigrantes



COMMUNIQUÉ


Pour publication immédiate

La discrimination à l’embauche des personnes immigrantes :
une bataille à mener dès maintenant


Montréal, le 31 mai 2012 - Les 144 organismes membres de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) saluent l’initiative de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) d’avoir validé un phénomène connu mais peu documenté. Les résultats révélés par l’étude publiée hier par la CDPDJ interpellent la société québécoise dans toutes ses composantes et nous questionnent sur les fondements de la politique de l’interculturalisme du gouvernement québécois.

L’ampleur et la spécificité de la discrimination et du racisme systémiques présentées par la Commission mérite un sursaut collectif. Nous appelons les autorités publiques, les élus à tous les niveaux, les entreprises privées et les organismes communautaires à s’allier pour mettre fin à cette discrimination qui freine le progrès de notre société. Le choix fait par le Québec de sélectionner des immigrants en fonction de leurs compétences et de voir les perspectives d’intégration de ces hommes et femmes entravées par une discrimination ciblée et systémique est tout simplement intolérable.  

La TCRI s’interroge sérieusement sur l’efficacité des politiques mises en place par le gouvernement pour lutter contre le racisme et la discrimination. Force est de constater que les mesures du Plan d’action gouvernementale pour favoriser la participation de tous à l’essor du Québec 2008-2013 visant à lutter contre ces phénomènes ne donnent pas les résultats escomptés. Les tolérer serait en totale contradiction avec les valeurs fondamentales que prône le gouvernement dans la déclaration d’adhésion que chaque nouvel arrivant doit signer en s’établissant au Québec.

Les organismes membres de la TCRI sont également préoccupés de voir qu’il persiste de la discrimination face aux minorités racisées au sein des organismes communautaires alors que ce milieu a toujours été à l’avant-garde de la lutte contre toutes les formes d’exclusions.

La TCRI demande au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, responsable de l’intégration en emploi de tous les nouveaux arrivants, d’entreprendre des actions concrètes pour contrer les réticences des employeurs à engager des immigrants issues de minorités racisées. La main d’œuvre immigrante choisie par le Québec a les compétences, les talents et la motivation pour s’intégrer harmonieusement au marché du travail et de contribuer au progrès du pays.

La TCRI soutient sans réserve la recommandation faite par la Commission au gouvernement d’adopter des politiques globales de lutte contre la discrimination et le racisme subie par la main d’œuvre immigrante.

Soulignons que le réseau national des organismes spécialisés dans l’intégration en emploi des nouveaux immigrants (ROSINI), la composante employabilité de la TCRI, dispose de l’expertise nécessaire pour accompagner les employeurs dans cette direction. Nous devons agir dès maintenant.


Information: Stephan Reichhold  Tel.: (514) 791-2455     www.tcri.qc.ca

mercredi 23 mai 2012

États généraux

États généraux sur la situation des femmes immigrées et racisées
Plan d'action 2012-2015 

Pour faire suite aux États généraux sur la situation des femmes immigrées et racisées qui se sont déroulés les 20, 21 et 22 janvier 2012, vous pouvez maintenant prendre connaissance du Plan d'action 2012-2015 qui en découle sous forme de six priorités d'action et qui s'adresse à l'ensemble des acteurs, communautaires, féministes et institutionnels concernés par les pistes d'action émises dans ce plan d'action. 
Il est possible de le consulter en allant sur le lien des États généraux:
Ou sur celui de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI):
Pour la TCRI et le RAFIQ
Yasmina Chouakri

Projet de loi C-31

[CCRLIST] mise-à-jour sur le projet de loi C-31 et les modifications à ce dernier

Le projet de loi C-31 a été renvoyé à la Chambre des communes le 14 mai 2012 après que le Comité parlementaire sur la citoyenneté et l’immigration y a approuvé des modifications. Pour lire le texte révisé du projet de loi C-31, voir : http://bit.ly/JSt8ih

Le 9 mai 2012, le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration a annoncé des modifications au projet de loi C-31, Loi visant à protéger le système d’immigration au Canada. Alors que le CCR accueille des changements qui améliorent la protection des réfugiés au Canada, la majorité des préoccupations clés du CCR persistent :
  • L’introduction des « arrivées irrégulières » et des « pays sûrs » (aussi connu des « pays d’origine désignés ») qui discrimine en fonction de l’origine ou de la méthode d’arrivée
  • Des échéances courtes et strictes qui empêchent des témoignages efficaces
  • Une interdiction sur une demande de résidence permanente ou pour la réunification familiale pendant 5 ans, même si la personne est reconnue réfugié
  • La détention obligatoire
Même avec les changements proposés par le ministre, le projet de loi C-31 rend la protection des réfugiés au Canada dangereusement vulnérable aux considérations politiques, plutôt que d’assurer une décision équitable et indépendante afin de décider qui est un réfugié.

Les changements annoncés prévoient :
  • Des contrôles de détention des « arrivées irrégulières » désignées après 2 semaines et puis après 6 mois. Quoiqu’ils soient plus courts que le contrôle d’un an, originalement prévu dans le projet de loi C-31, ceci impliquera toujours que les demandeurs d'asile, y compris des mineurs, qui n'ont rien fait contre la loi, seront détenus avec de conséquences coûteuses en termes financières et de santé mentale. Les experts juridiques ont également indiqué que ce changement ne passera pas les contestations devant les tribunaux vis-à-vis la Charte canadienne des droits et libertés.
  • Pas de perte automatique de statut de résidence permanente pour les réfugiés acceptés à cause des changements des circonstances dans leurs pays d’origine, ce qui éliminent des prévisions décrites en tant que « résidence permanente conditionnelle ».
Malheureusement, les amendements représentent aussi un pas en arrière concernant les restrictions pour les demandeurs d’asile des pays d’origine désignés qui souhaitent faire une demande d’Examen des Risques avant Renvoi (ERAR). La version originale du projet de loi C-31 met en place une interdiction de 12 mois. La nouvelle version augmente cette attente à 36 mois. Ce changement rendra l’ERAR inefficace.

L'annonce du ministre nous démontre que le gouvernement est à l'écoute de certaines préoccupations du public. Nous encourageons les membres du CCR et nos alliés à maintenir la pression pour protéger les réfugiés du projet de loi C-31 avec des déclarations et des actions pour demander que le projet de loi soit retiré.

Pour plus d'informations et pour passer à l’action, voir: http://ccrweb.ca/fr/la-reforme-refugies
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Colleen French
Communication and Networking Coordinator / 
Coordinatrice de la communication et du réseautage
Canadian Council for Refugees / Conseil canadien pour les réfugiés
Tel : (514) 277-7223, extension / poste 1
Email / Courriel : cfrench@ccrweb.ca
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mardi 24 avril 2012

Personnalité de la semaine

Marjorie Villefranche

Martin Beauséjour, collaboration spéciale
La Presse

Depuis un an et demi, Marjorie Villefranche dirige la Maison d'Haïti. L'organisme, créé en 1972, est un lieu d'accueil et de rassemblement pour les nouveaux arrivants. Par le biais de formations et d'activités, la Maison d'Haïti améliore les conditions de vie des familles immigrantes et les pousse à participer activement au développement de la société québécoise. La Presse et Radio-Canada décernent à Marjorie Villefranche le titre de Personnalité de la semaine.

Marjorie Villefranche est arrivée toute seule au Québec à l'âge de 12 ans. «Je venais pour passer l'été dans une colonie de vacances», dit-elle. La femme se souvient d'avoir été frappée par l'immensité des lieux, du ciel. «Et c'est aussi le jour où j'ai appris que j'avais un accent», ajoute-t-elle en riant.

Marjorie Villefranche n'est jamais retournée vivre en Haïti. Ses parents sont venus la rejoindre ici, quelques années plus tard. La femme a longtemps traîné le poids de cette rupture inattendue avec sa terre natale.

«Imaginez, vous partez pour des vacances, puis on vous apprend que vous ne retournerez jamais chez vous. Je n'ai pas fait d'adieux. J'ai longtemps cherché mon identité. J'ai souvent eu l'impression qu'une partie de moi-même manquait», avoue-t-elle.

Après des études en philosophie et en histoire de l'art, la jeune Marjorie est «happée par le communautaire» en côtoyant Max et Adeline Chancy, un couple très engagé dans la communauté haïtienne. Mme Chancy deviendra même un mentor pour Marjorie.

«Adeline, c'est mon modèle depuis que j'ai l'âge de 16 ans», ajoute-t-elle. Les deux amies ont participé ensemble à l'élaboration d'une campagne gouvernementale d'alphabétisation en Haïti en 1997.

Mais la crise politique de 2000 viendra mettre un terme au projet. Ce voyage sera tout de même salutaire pour Marjorie Villefranche.

«J'ai réalisé que mon pays c'était finalement le Québec. J'ai étudié ici, je suis tombée amoureuse ici, j'ai mis mes enfants au monde ici», avoue-t-elle.

La Maison
Fondée en 1972 par des étudiants haïtiens, la Maison d'Haïti est un organisme qui facilite l'intégration des immigrants qui choisissent Montréal comme terre d'accueil. «On ne s'occupe pas seulement des

Haïtiens, mais de tous les nouveaux arrivants», précise-t-elle.

Cours de francisation, atelier d'alphabétisation, discussion sur l'art d'être parents; la Maison d'Haïti est un lieu précieux pour les familles étrangères. Directrice depuis un an et demi, mais collaboratrice depuis les débuts de la Maison, Marjorie Villefranche est à même de constater l'évolution des nouveaux arrivants.

«Aujourd'hui, ils arrivent mieux formés, mais pas mieux informés. Ils ont fait des études, mais ils ne savent pas que l'État fournit des services qui peuvent les aider à s'installer ici. En contrepartie, ils sont toujours aussi surpris de voir que le gouvernement peut s'immiscer grandement dans leur vie. Quand je leur dis que leur bébé qui vient de naître est protégé et qu'il a des droits, certains n'en reviennent pas», avoue-t-elle.

Une fois qu'ils sont installés, la Maison d'Haïti s'efforce aussi d'améliorer leurs conditions de vie et elle les encourage à participer au développement de la société québécoise. L'organisme peut même se vanter d'avoir contribué à l'amélioration du quartier Saint-Michel. La Maison y est installée depuis 1983.

«On a mis sur pied des patrouilles de rue. Ce sont des jeunes qui sillonnent le quartier et qui interviennent avant que la police ne s'en mêle. On a aussi organisé plusieurs activités sportives. Plutôt que de flâner dans les rues, c'est une belle alternative pour nos adolescents. Saint-Michel était très dur il y a 10 ou 15 ans, c'est maintenant un endroit paisible où il y a beaucoup de familles», ajoute-t-elle.

La Maison a aussi formé un club exclusivement réservé aux adolescentes. «Elles peuvent participer à des activités artistiques et culturelles. Mais il y aussi des discussions sur des sujets sérieux comme le racisme ou l'excision. Les jeunes filles ont la liberté de poser toutes les questions qu'elles veulent», précise-t-elle.

On ne peut pas parler de la Maison d'Haïti sans revenir sur le séisme de 2010. L'organisme venait de rouvrir après deux semaines de vacances pour les Fêtes. «Les gens sont venus immédiatement vers nous pour avoir des nouvelles. Au lieu de les retourner chez eux, on a décidé de se transformer en centre de crise», dit-elle.

Marjorie Villefranche garde de cette tragédie le souvenir de deux communautés, haïtienne et québécoise, très unies.

«On a réalisé que nous étions tous des frères, des soeurs. Nous étions en deuil, mais vous aussi. Il y avait énormément de Québécois en Haïti. La province est très attachée au peuple haïtien. Une soixantaine de bénévoles débarquaient à nos bureaux chaque jour pour offrir leurs services. Et la majorité était des Québécois de souche», souligne-t-elle.

Maintenant, la directrice planche sur de nouveaux projets. Elle voudrait construire un nouvel immeuble sur le terrain situé tout juste à côté. La Maison d'Haïti manque cruellement d'espace. La moitié de ses activités se donne maintenant dans des locaux prêtés par la Ville.


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samedi 14 avril 2012

Immigration et incompétence


Rima Elkouri
La Presse | Publié le 13 avril 2012 à 09h13 | Mis à jour à 09h13

«J'ai peur d'être mariée de force et de gâcher mon avenir avec un vieux monsieur. Il y a aussi mon excision qui m'attend.»

Zenab, la jeune fille de 17 ans qui prononce ces paroles terribles, n'habite pas dans un village en Afrique. Elle vit à Montréal depuis cinq ans. Avec sa famille, elle a fui la Guinée pour un pays où, en principe, on ne tolère pas que des jeunes filles soient mariées de force. Un pays où, en principe, on n'accepte pas non plus que des filles subissent des mutilations génitales.

Le gouvernement canadien peut-il renvoyer dans son pays une jeune fille en sachant fort bien que cela équivaut à lui donner un visa pour l'excision? Les réponses évasives du ministre de l'Immigration, Jason Kenney, ne sont guère rassurantes.

Petit rappel des faits pour ceux qui n'ont pas suivi cette triste histoire. Kankou Keita Mansaré a fui la Guinée avec ses cinq enfants en 2007. Sa demande d'asile, jugée peu crédible, a été rejetée. Dès lors, toute la famille était menacée d'expulsion. Pour éviter d'en arriver là, la mère de famille a fait des démarches pour présenter en 2010 une demande de résidence permanente pour motifs humanitaires et une demande d'examen des risques avant renvoi. Mais pour des raisons qui restent nébuleuses, ces documents se sont perdus quelque part dans le ventre de la bureaucratie. Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) dit n'avoir jamais rien reçu. Me Luc Desmarais, l'avocat qui s'occupait du dossier, soutient qu'il a envoyé la demande, mais que l'Immigration l'a perdue, comme cela arrive «de plus en plus souvent». J'ai tenté de le joindre pour en savoir davantage. Il n'a jamais répondu à mes appels. Pas de commentaire, me dit-on à son bureau, en invoquant le fait qu'une plainte a été portée contre lui au Barreau.

Citoyenneté et Immigration Canada renvoie la balle à l'avocat. «CIC traite minutieusement les demandes qu'il reçoit et n'en a égaré qu'à de très rares occasions», m'écrit un de ses porte-parole, qui rappelle que Me Desmarais a déjà été sanctionné par le comité de discipline du Barreau à la suite d'une autre plainte pour une affaire semblable.

Travail bâclé de l'avocat ou erreur administrative menant tout droit à l'expulsion? On n'en sait rien. Mais si la demande a bel et bien été perdue, pourquoi l'avocat n'a-t-il fait aucun suivi du dossier de sa cliente? Une mère vulnérable, qui travaille dans une usine, amasse à la sueur de son front 1300$ pour Immigration Canada et 800$ pour payer un avocat dans l'espoir d'un avenir meilleur pour sa famille. Elle confie à l'avocat son espoir et son argent. L'avocat dit que le dossier a été perdu et il passe à un autre appel. En se disant quoi? Bof! C'est juste l'avenir d'une famille en mode survie qui est en jeu?

Est-il normal qu'une famille travailleuse et bien intégrée voie son destin s'embrouiller à cause d'un cafouillage administratif dont elle n'est pas responsable? Est-il normal que le Canada ferme les yeux sur les risques d'excision qui pèsent sur les deux filles de la famille? Le ministre Jason Kenney n'a pas répondu à ma demande d'entrevue. Interviewé à la radio avant-hier, il a refusé de tenir compte des risques de mutilations génitales et de mariage forcé, sous prétexte que la mère n'a pas, selon lui, parlé de ces inquiétudes ailleurs que dans les médias. C'est pourtant faux. Ces inquiétudes figuraient bel et bien dans la demande de résidence permanente pour considérations humanitaires ainsi que dans la demande d'examen des risques avant renvoi faites en 2010. La requête comprenait aussi le dossier médical de Zenab. Elle souffre d'hyperthyroïdie et ne pourrait être convenablement soignée en Guinée, l'un des pays les plus pauvres de la planète.

Si, en raison de l'incompétence d'un avocat ou d'Immigration Canada, le dossier s'est perdu, pourquoi serait-ce à la famille de payer pour cette erreur?

Il y a des limites à se réfugier derrière des considérations administratives pour justifier l'injustifiable. Quoi qu'en dise le ministre Kenney, les risques sont bien réels pour les filles de la famille Mansaré. Selon l'UNICEF, 96% des femmes et des jeunes filles guinéennes ont subi des mutilations génitales. Des excisions sont pratiquées même quand les parents s'y opposent. Ce ne sont pas eux qui ont le dernier mot, mais la famille élargie. Les mesures de protection pour les filles sont inexistantes. C'est pour cette raison qu'ici comme ailleurs, dans des cas similaires, des juges ont tranché en faveur des victimes potentielles: on ne peut procéder à une expulsion si on ne peut garantir une protection suffisante pour éviter l'excision.

La famille, prise à la gorge par l'angoisse, a obtenu de l'Agence des services frontaliers un sursis jusqu'au 19 avril. On lui demande de se présenter au rendez-vous avec ses valises. Hier, Kankou Keita Mansaré, la voix brisée par l'émotion, m'a dit qu'elle gardait espoir malgré tout. Puisse son espoir ne pas être trahi.

Droit de la famille



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To people working with women:

The Family Law Education for Women (FLEW) campaign helps women access information on their rights and options under Ontario family law. We provide accessible information to help women understand their rights and how to act on them. Available in 14 languages including American Sign Language, FLEW materials are tailored to the needs of different communities and cover many family law issues.
  • Alternative Dispute Resolution
  • Child Custody & Access
  • Family Law Arbitration
  • Immigrant, Refugee & Non-status Women
  • Find Help with your Family Law Problem
  • Francophone Women
  • How Property is Divided in Family Law
  • Jewish Women
  • Marriage and Divorce
  • Muslim Women
  • Spousal Support
  • Women with Disabilities and Deaf Women
  • Child Protection and Family Law
  • Child Support
  • Criminal and Family Law
Please help FLEW materials reach women who need them!
We hope your agency will help support FLEW and the women it serves. We look forward to the opportunity of working with you on this important and exciting campaign. Please let us know if you do or do not distribute our materials through your website or in your agency (for tracking and reporting purposes).
There is a greater risk of violence when an intimate relationship is ending. If you are in immediate danger, call 911. If you or someone you know is at risk, visit the FLEW website for information on getting support.




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Aux personnes qui travaillent auprès des femmes :

Grâce à la campagne Femmes ontariennes et droit de la famille (FODF), plus de 300 000 documents juridiques ont pu être distribués dans toutes les régions de l’Ontario. L’objectif de cette campagne est d’aider toutes les femmes à obtenir des renseignements sur leurs droits et les options qui s’offrent à elles en vertu du droit de la famille de l’Ontario. Il s’agit donc de fournir de l’information accessible aux femmes afin qu’elles puissent comprendre et savoir comment exercer leurs droits. La campagne FODF souhaite particulièrement rejoindre les femmes qui peuvent être isolées ou désavantagées en raison de leur récente arrivée au pays, de leur religion, de leur langue, de leur emplacement géographique, de facteurs ethnoculturels, de limitations fonctionnelles et de divers autres facteurs les empêchant d’accéder à cette information.
Nous vous invitons à consulter et à distribuer les affiches, dépliants et livrets d’information juridique qui sont offerts GRATUITEMENT, en français de même qu’en format audionumérique et GRANDS CARACTÈRES. Ces informations sont aussi offertes en 11 autres langues.
Les documents traitent des sujets suivants relatifs au droit de la famille de l’Ontario :
  • Les méthodes alternatives de règlement des conflits
  • La protection de l’enfance
  • La pension alimentaire pour enfant
  • Le droit criminel et le droit de la famille
  • La garde légale et le droit de visite
  • L’arbitrage familial
  • Le droit de la famille et les femmes immigrantes, réfugiées ou sans statut
  • Comment trouver de l’aide pour régler un problème de droit de la famille
  • Le partage des biens en droit de la famille
  • Le mariage et le divorce
  • La pension alimentaire pour conjointe ou conjoint
  • Les femmes autochtones et le droit de la famille
  • Les femmes musulmanes et le droit de la famille
Nous faisons appel à vous afin que les femmes qui ont besoin de ces renseignements puissent y avoir accès!
Nous vous prions de partager ces documents d’information juridique en langage clair et offerts GRATUITEMENT avec vos clientes et partenaires communautaires qui œuvrent auprès des femmes et des familles en Ontario. Voici ce que vous pouvez faire :
Nous espérons que vous accepterez cette invitation à appuyer la campagne FODF et sommes impatientes de collaborer avec vous afin de faire de cette importante campagne une réussite. À des fins de suivi et d’analyse, veuillez s.v.p. nous informer si vous choisissez de distribuer ou non nos documents par l’entremise de votre site Web ou dans vos bureaux.
Merci,
http://www.metrac.org/images/email/fodf.logo.jpg
Les opinions exprimées dans le présent document sont celles de FODF et peuvent
ne pas être représentatives de celles du gouvernement de l’Ontario.
C’est au moment où la relation de couple prend fin que le risque de violence mortelle est le plus élevé pour les femmes victimes de violence. Si vous êtes en danger immédiat, appelez la police. Si vous-même ou une femme que vous connaissez êtes à risque, consultez le site Web de FODF pour obtenir des renseignements sur comment trouver de l’aide.

Programme Action diversité




Invitation

La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, madame Kathleen Weil,
a le plaisir de vous inviter au dévoilement des projets retenus
dans le cadre du Programme Action diversité. 

 Cette année, le thème du programme est Pour réduire les inégalités vécues par les femmes immigrantes et des minorités ethnoculturelles : 
une concertation améliorée, des outils adaptés et des pratiques novatrices.


L’événement aura lieu 
le lundi 16 avril à 10 h, 
 à la Maison Parent-Roback, 
110, rue Sainte-Thérèse, 
bureau 103, à Montréal.

RSVP auprès de Lyne Rodrigue
Téléphone : 514 873-6440, poste 20062
Courriel : diversite.culturelle@micc.gouv.qc.ca

http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/infolettres/app/forms/pad/envoi.html

dimanche 1 avril 2012

ATELIERS ÉTATS GÉNÉRAUX

Complétons ensemble la trousse d’outils des États généraux de l’action et de l’analyse féministes intitulée : Retracer l’histoire des femmes depuis vingt ans! 

S’inscrivant dans la période bilan des États généraux , un atelier aura lieu le  mercredi 4 avril à 18h00 à la Maison Parent-Roback  afin de nous permettre de nous remémorer les moments marquants des luttes des femmes immigrantes et/ou racisées, d’identifier les avancées de même que les contraintes auxquelles nous sommes confrontées. Cette démarche proposée nous permettra de faire notre propre évaluation des 20 dernières années et d’identifier les enjeux qui en émergent.

La méthode proposée est assez simple : au cours de cet atelier, nous synthétiserons le fruit de nos réflexions à l’aide de la trame de prise de note fournie dans la  trousse, et  nous enverrons ensuite le tout à l'équipe de travail des États généraux. Les résumés d’ateliers seront au coeur de la démarche de consultation des États généraux puisqu’ils serviront à dresser un portait historique et inclusif du mouvement des femmes.
Soyons nombreuses pour cet important exercice de réflexion!

Au nom du Comité des femmes des communautés culturelles de la FFQ,
Leila Bedeir
Lorena Favier
Nadia Lopez
Imane Mawassi
Délice Mugabo 


N.B. :Vous pouvez jeter un coup d'oeil ou imprimer la trousse à partir du site:

mardi 27 mars 2012

FRAIS D'IMMIGRATION

Budget Bachand - Les immigrants passent à la caisse 
Les nouveaux arrivants subissent une hausse tarifaire de 85 %
La Presse canadienne   22 mars 2012  Québec

Après avoir mis les citoyens à contribution, voilà que le gouvernement Charest fait passer les immigrants à la caisse. Québec a décidé d'appliquer aux nouveaux arrivants le principe de la «juste part» payée par chacun en leur imposant une hausse tarifaire de 85 %.

Le 1er avril, les travailleurs qualifiés qui veulent s'établir au Québec verront le coût de leur demande de certificat de sélection pratiquement doubler: il passera de 406 $ à 750 $. La mesure a été annoncée discrètement dans le budget déposé mardi par le ministre des Finances, Raymond Bachand.

La somme de 750 $ sera par la suite indexée annuellement. Elle s'ajoute aux 550 $ qu'exige le gouvernement fédéral pour sa portion de l'étude des dossiers.

Dans les documents budgétaires, le gouvernement explique que la hausse permettra de mieux refléter le «coût réel» du traitement des demandes et de «financer l'embauche d'employés supplémentaires par le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles».

Il faudra voir si l'arrivée des nouveaux fonctionnaires permettra de réduire de façon significative le nombre imposant de demandes qui s'est accumulé au cours des dernières années. Selon le président de l'Association québécoise des avocats en droit de l'immigration, Dan Bohbot, on compte aujourd'hui pas moins de 85 000 dossiers en attente, soit l'équivalent de quatre ans de travail.

Critères resserrés
Le bond du nombre de demandes s'explique principalement par la décision du gouvernement fédéral de resserrer les critères d'immigration en privilégiant 29 professions. Certains des candidats exclus par Ottawa tentent leur chance au Québec, où les règles sont différentes. L'Associated Press rapportait plus tôt cette semaine que des Chinois apprennent le français dans l'espoir d'obtenir un certificat de sélection du Québec, quitte à déménager ailleurs au Canada par après.

Me Bohbot ne croit pas que la hausse des frais affaiblira substantiellement l'engouement pour l'immigration au Québec. «On s'attend déjà à ce que [les nouveaux arrivants] aient un minimum d'argent quand ils viennent au Canada pour vivre pendant un certain temps sur leurs économies, alors à mon avis, ça n'aura pas un impact énorme, a-t-il souligné. Ce n'est pas ça qui va vraiment empêcher des gens de vouloir immigrer au Canada ou au Québec.»

L'avocat avance même que le gouvernement québécois pourrait avoir intérêt à imiter Ottawa et à resserrer ses critères d'admission afin de réduire le nombre de nouvelles demandes.

Pour l'instant, la politique du gouvernement vise à augmenter le nombre de travailleurs qualifiés formés à l'extérieur du Québec et à faciliter leur intégration par divers programmes. Le but, qui est loin d'être toujours atteint, est de faire en sorte que les nouveaux arrivants puissent travailler dans leur domaine, s'ils réussissent à s'adapter aux normes et pratiques définies par les ordres professionnels québécois.

Cette année, entre 31 000 et 41 000 personnes devraient recevoir un certificat de sélection dans la catégorie des travailleurs qualifiés. La plupart d'entre eux seront par la suite admis au Québec.

FRANCISATION

L’arnaque du budget Bachand : 
le gouvernement détourne 25 millions du transfert fédéral dédié à l’intégration et la francisation des immigrants pour rembourser la dette

Montréal, le 20 mars 2012.  Les 142 organismes de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) déplorent les coupures des budgets visant le secteur de l’immigration et de l’intégration pour 2012-2013. Malgré l’indexation du transfert du Fédéral de 25 millions le gouvernement Charest a fait le choix de ne pas investir ces nouvelles sommes dans l’intégration socio-économique des nouveaux immigrants mais plutôt de les utiliser pour le remboursement de la dette. 

Les organismes dénoncent ce choix alors que les débats actuels sur l’immigration devraient inciter le gouvernement Charest à enfin investir sérieusement dans le développement de mesures d’intégration et de francisation appropriées pour les nouveaux arrivants. « Nous avions l’habitude que le Conseil du trésor tourne les coins ronds avec l’argent fédéral dédié à l’intégration des immigrants, explique José-Maria Ramirez coprésident de la TCRI. Mais cette fois-ci, on dépasse les bornes de la bienséance sur le dos des immigrants. Ceci est totalement inacceptable et irresponsable.

Rappelons que la compensation financière que reçoit le Québec dans le cadre de l’Accord Canada-Québec pour l’intégration des immigrants et des réfugiés connaît annuellement d’importantes indexations et que les dépenses en matière d’intégration et de francisation n’affectent aucunement le trésor public québécois. Les fonds octroyés par le Fédéral sont passés de 104 millions en 2000 à 283,1 millions en 2012.

Sachant que les immigrants rencontrent toujours autant de difficultés et d’obstacles durant leur parcours d’intégration socio-économique au Québec, nous exigeons que les 25 millions d’indexation prévue à l’Accord pour 2012 soient investis directement dans les services et les mesures d’intégration et de francisation des nouveaux arrivants.

Information: Stephan Reichhold 
Tel.: (514) 791-2455 
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